La Ferme du Piqueur est ouverte du lundi au dimanche et accueille environ 27 000 visiteurs par an.
La ferme pédagogique s’étend sur deux hectares : la Plaine de Combleval et le Pré Ferdinand abritent vaches, brebis, chèvres, jument de trait et ânesse, tandis qu’une basse-cour, un potager et un verger entourent le bâtiment.
L’équipe pédagogique propose tout au long de l’année des visites guidées de la ferme et des ateliers d’éveil à la nature et à l’environnement. Il s’agit avant tout d’accueillir l’enfant et de l’aider à mieux comprendre les relations entre l’homme, la nature et son environnement, en développant son sens de l’observation et en éveillant sa curiosité.
Le site exceptionnel du Domaine de Saint-Cloud nous permet de proposer aux visiteurs des activités sur le thème de l’Art et de la nature, comme les ateliers « Land art » ou la « la statuaire animalière »…
Les écoles maternelles et primaires sont présentes en semaine et participent à des séances d’ateliers, des visites guidées, des journées thématiques ou des « classes à la semaine » dont le programme est élaboré avec les enseignants.
Les enfants âgés de 4 à 12 ans sont reçus le mercredi et tous les jours des vacances scolaires. Les ateliers ludiques et pédagogiques orientés vers une approche sensorielle de la ferme, permettent aux enfants de mieux connaître leur environnement. Le verger et le potager sont le support d’ateliers de pratique de jardinage. Le temps des récoltes venu, recettes gourmandes et ateliers du goût et saveurs sont au rendez-vous des animations proposées aux enfants.
Un programme spécifique a été mis en place à l’attention des personnes handicapées (handicap mental ou physique). Eveiller la curiosité, le désir de communiquer, favoriser les échanges sont les objectifs de cet accueil personnalisé.
Les familles sont invitées à visiter la ferme le week-end et les jours fériés. Des événements ponctuels rassemblent petits et grands autour d’ateliers de découverte sur les espèces animales ou végétales présentes à la ferme. Des promenades en attelage et des démonstrations de débardage rythment quelques dimanches.
L’organisation de goûters d’anniversaires est possible le week-end.
Plusieurs fois par an des temps forts sont organisés : Salon et concours agricoles des éleveurs de lapins, RDV au Jardin, Journées du Patrimoine, Monuments pour Tous….
Par le biais d’activités sensorielles, le public est invité à découvrir le monde animal et la variété des essences végétales présentent à la ferme du Piqueur. (Parcours des 5 sens, boites découvertes, ateliers du goût, jeux de reconnaissance des cris des animaux…) Le jardin potager, la parcelle de céréales, le verger, les prairies sont les supports d’activités permettant au jeune public d’être acteur dans le cadre d’une démarche de sensibilisation à l’écologie et à la bio diversité. (flore, atelier mare, parcours sur les arbres, découverte des aromatiques..)
Apprendre à nommer, les plantes, les animaux, identifier les besoins de chacun, les interactions entre l’homme, l’animal et son environnement conduit à une réflexion écologique.
Sensibiliser le jeune public à la nécessité de modifier nos comportements, nos gestes quotidiens afin d’acquérir une attitude responsable d’éco citoyen, face aux enjeux du développement durable (gestion des énergies, des ressources de l’eau, gestion des déchets…).
Le jardin, le carré des simples et la découverte des céréales utiles dans l’alimentation de l’homme et de l’animal permettent aux enfants de mieux comprendre l’intérêt d’une alimentation saine et variée.
Le rythme du potager, les plantations et récoltes au fil des saisons, donnent lieu à de nombreux ateliers sur le goût, les saveurs et à la réalisation de recettes gourmandes. (confitures, sirop, tisanes, confiserie, gâteaux…) Les visites de la graineterie, les activités sur le nourrissage des animaux, la fabrication du pain et du beurre sont les moments forts des ateliers illustrant l’importance du respect de la chaîne alimentaire et de la relation entre l’alimentation de l’animal et celle des humains.
Toutes les activités proposées aux différents publics favorisent l’apprentissage du respect du vivant, animal, végétal ou humain. Apprendre à connaître l’autre et ses besoins induit une attitude respectueuse et active face à l’environnement. Découvrir, s’approprier, reconnaître les différences permet aussi le dialogue et les échanges entre les personnes et facilite l’intégration des publics handicapés.
Regarder, observer, sensibiliser, s’émerveiller, apprendre à « voir le beau dans l’ordinaire » son les enjeux des ateliers de pratique artistiques dont les animaux et la nature sont les supports privilégiés. Atelier de modelage sur les animaux, dessin, photo de végétaux, land art…sont autant de propositions permettant au jeune public de regarder différemment le monde qui l’ entoure.
Mettre en avant le passé agricole de la ferme du Piqueur. Faire découvrir aux petits citadins l’agriculture et sa place dans notre société. Redécouvrir des techniques agricoles ancestrales (travaux des champs avec traction animale...) Ces objectifs permettent au jeune public de comprendre que la ferme est comme un trait d’union entre la vie citadine et la nature.
Au début du XIXe siècle, ainsi que l'atteste un plan de 1824, une écurie constituant le haras de Villeneuve est construite sur le site. Elle comprend un seul bâtiment, appelé Pavillon du Piqueur .
En 1836, on décide d'adjoindre à la maison du Piqueur une nouvelle écurie de 15 boxes, destinée aux chevaux de course du Prince Royal, le Duc d'Orléans. Plusieurs projets et devis sont soumis par Eugène Dubreuil, Architecte du Roi, au Directeur des Bâtiments, Monsieur Dubuc, entre mars et juin 1836. Le dernier projet de l'architecte pour l'écurie neuve (actuel Pavillon du Piqueur) qui comporte un corps central et deux ailes latérales est présenté au Prince Royal et adopté le 30 juillet 1836 mais, faute de crédits, seuls le corps central et l'aile nord sont construits. Les travaux de fouille des terres et d'établissement des fondations du bâtiment sont entrepris en août 1836. La construction s'achève au début de l'année 1837. D'après les documents graphiques conservés, il semble que l'avancée de la toiture au dessus de la travée centrale du pavillon n'existait pas à l'origine. En 1841, des travaux de terrasse sont entrepris pour l'assainissement du bâtiment, l'établissement d'un talus, la réparation de l'abreuvoir et l'établissement d'une conduite amenant l'eau au haras.
En 1852, Louis Napoléon Bonaparte, encore Président de la République, rachète le domaine de Villeneuve-l’Etang. Le projet d’aménagement d’une ferme sur le site est aussitôt lancé. Le livre de comptabilité de Clerget, architecte du palais de Saint-Cloud, mentionne, dés le 13 juillet 1852, l’ouverture d’un crédit de 20604,79 francs pour l’établissement « d’un chenil, d’une vacherie, d’un poulailler et d’une cuisine à Villeneuve ».
Cette première phase de travaux consiste en la greffe de constructions adventices sur le bâtiment préexistant de l’écurie neuve. Une nouvelle aile est accolée au sud du corps de logis central, symétriquement à l’aile nord, pour accueillir la vacherie, tandis qu’un appentis est adossé à la façade postérieure du corps central pour y installer le poulailler.
Les travaux se déroulent en octobre et novembre 1852. Alors que les murs de la vacherie sont déjà élevés, la destination finale du bâtiment est modifiée : les murs intérieurs et les ouvertures sont repris afin de construire une écurie de six boxes, suivant une distribution et des élévations semblables à celles de l’aile nord.
Le rhabillage de la façade principale du corps central (ajout d’un pignon débordant, d’un lambrequin décoratif et d’un balcon) appartient probablement à la même campagne de travaux. Bien que non documenté dans les carnets d’attachements (numéros manquants), ce lien est illustré par la mention de ces modifications, sous forme de croquis sommaires et sous le titre « devis des ouvrages à faire pour établir un chenil, une vacherie et un poulailler à Villeneuve ».
En 1909, lors de l'ouverture au public du domaine de Villeneuve-l'Etang, le Pavillon du Piqueur (ancienne écurie nouvelle) est alors le logement du garde forestier du domaine. En 1927, des surveillants-portiers et un agent des Eaux et Forêts habitent dans le bâtiment. C’est pour aménager ces logements que des lucarnes sont percées dans les combles des ailes, qui servaient jusque là de greniers. Ainsi, en 1934, des travaux sont engagés pour établir des lucarnes dans l’aile gauche « identiques à celles de l’aile droite ».
Depuis 1998, une ferme pédagogique, installée au rez-de-chaussée du bâtiment, sensibilise le Jeune Public à la nature et au développement durable. Elle accueille tout au long de l’année, les jeunes visiteurs désireux de découvrir les animaux de la ferme, de pratiquer le jardinage dans le potager ou de cuisiner les récoltes du verger.
